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18. Appuis du plancher collaborant sur la structure

Les appuis du plancher collaborant assurent la bonne transmission des charges entre le profil acier, le béton et la structure porteuse. Leur disposition et leur dimensionnement sont essentiels pour garantir la stabilité pendant la phase d'exécution ainsi que le comportement structurel de la dalle mixte.

La conception et la réalisation des appuis du plancher collaborant sont essentielles pour garantir la sécurité pendant la phase de construction ainsi que la stabilité structurelle de la dalle mixte. Conformément à l’Eurocode 4, les longueurs minimales d’appui doivent être respectées, tant pour le profil acier que pour la partie en béton.

Typologie des appuis

Le plancher collaborant est généralement supporté par une ossature métallique, mais il peut également être posé sur des poutres en béton, des poutres en bois ou des murs porteurs.

L’orientation des poutres secondaires détermine celle des appuis principaux, qui doivent être disposés perpendiculairement aux nervures du profil. Ces appuis définissent les travées unidirectionnelles prises en compte dans le calcul de la structure.

Par ailleurs, des appuis longitudinaux continus doivent être prévus en périphérie du plancher, généralement au moyen de poutres de rive. En l’absence d’un appui longitudinal continu, il convient de réaliser une fermeture dans les nervures d’extrémité, avec une largeur suffisante et un ferraillage adapté, tout en maintenant un étaiement provisoire pendant la phase de construction si nécessaire.

Appui transversal minimal

La largeur minimale d’appui dépend du matériau du support et du type d’assemblage entre les tôles. À titre indicatif :

Sur des supports en acier ou en béton, avec des tôles à recouvrement :

    • Appui minimal du profil acier : 50 mm

    • Appui minimal de la section en béton : 75 mm

Sur des supports en acier ou en béton, avec des tôles assemblées à joints bout à bout :

    • Appui minimal du profil acier : 50 mm

    • Appui minimal de la section en béton : 100 mm

Pour les autres matériaux de support (bois ou maçonnerie) :

    • Appui minimal du profil acier : 70 mm

    • Appui minimal de la section en béton : 100 à 140 mm, selon la configuration de l’appui.

Ces valeurs permettent de garantir la stabilité du coffrage pendant la phase de construction ainsi que la bonne transmission des charges.

En présence de rives périphériques ou de joints d’étanchéité, il convient de vérifier que la longueur d’appui effective respecte les dimensions minimales requises.

Comportement pendant la phase de coffrage et en phase mixte

Pendant la phase de coffrage, le profil acier joue le rôle de coffrage perdu provisoire. L’appui doit permettre sa fixation mécanique et empêcher tout déplacement accidentel lors du coulage du béton.

En phase mixte, une fois le béton durci, les réactions verticales sont transmises à la structure porteuse par l’intermédiaire des appuis. La collaboration structurelle entre la poutre et la dalle n’est effective que lorsque des connecteurs de cisaillement appropriés ont été mis en place.

Fixations des appuis

Pendant le montage, les profils acier doivent être fixés sur tous les appuis afin d’éviter tout déplacement ou soulèvement avant et pendant le coulage du béton.

Le type de fixation dépend de la structure porteuse :

  • Vis autoperceuses sur poutres métalliques.

  • Systèmes de fixation directe sur supports en acier ou en béton.

  • Vis adaptées pour les supports en bois.

Ces fixations ne participent pas à la résistance structurale en phase mixte, mais elles sont indispensables pendant la phase d’exécution.

Recommandations

  • Toujours vérifier les longueurs minimales d’appui conformément à la NF EN 1994-1-1 (Eurocode 4).

  • Assurer la fixation mécanique sur tous les appuis pendant la phase de coffrage.

  • Éviter les appuis présentant une largeur insuffisante ou une géométrie irrégulière.

  • Contrôler l’alignement des profils et des fermetures de rive avant le coulage du béton.

Conclusion

Une conception et une réalisation correctes des appuis du plancher collaborant garantissent la stabilité pendant le montage ainsi qu’une transmission efficace des charges en phase d’exploitation. Le respect des longueurs minimales d’appui et des exigences des normes en vigueur est indispensable pour assurer les performances structurelles du système.

Manuel technique d’Incoperfil

Pour la définition complète du système, les critères de conception, les bases de calcul, les tableaux de résistance, les détails constructifs et les procédures de mise en œuvre, consultez le Manuel Technique du Plancher Collaborant d’Incoperfil, disponible après inscription dans la rubrique Documentation du site web.


Dernière mise à jour : février 2026

© Incoperfil. Tous droits réservés.
Le contenu technique de cet article fait partie du Manuel Technique du Plancher Collaborant ainsi que de la documentation enregistrée par Incoperfil auprès de ColorIURIS (Acte n° 1-INCOPERFIL-12.2025).

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Guía técnica

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18. Appuis du plancher collaborant sur la structure

Les appuis du plancher collaborant assurent la bonne transmission des charges entre le profil acier, le béton et la structure porteuse. Leur disposition et leur dimensionnement sont essentiels pour garantir la stabilité pendant la phase d'exécution ainsi que le comportement structurel de la dalle mixte.

La conception et la réalisation des appuis du plancher collaborant sont essentielles pour garantir la sécurité pendant la phase de construction ainsi que la stabilité structurelle de la dalle mixte. Conformément à l’Eurocode 4, les longueurs minimales d’appui doivent être respectées, tant pour le profil acier que pour la partie en béton.

Typologie des appuis

Le plancher collaborant est généralement supporté par une ossature métallique, mais il peut également être posé sur des poutres en béton, des poutres en bois ou des murs porteurs.

L’orientation des poutres secondaires détermine celle des appuis principaux, qui doivent être disposés perpendiculairement aux nervures du profil. Ces appuis définissent les travées unidirectionnelles prises en compte dans le calcul de la structure.

Par ailleurs, des appuis longitudinaux continus doivent être prévus en périphérie du plancher, généralement au moyen de poutres de rive. En l’absence d’un appui longitudinal continu, il convient de réaliser une fermeture dans les nervures d’extrémité, avec une largeur suffisante et un ferraillage adapté, tout en maintenant un étaiement provisoire pendant la phase de construction si nécessaire.

Appui transversal minimal

La largeur minimale d’appui dépend du matériau du support et du type d’assemblage entre les tôles. À titre indicatif :

Sur des supports en acier ou en béton, avec des tôles à recouvrement :

    • Appui minimal du profil acier : 50 mm

    • Appui minimal de la section en béton : 75 mm

Sur des supports en acier ou en béton, avec des tôles assemblées à joints bout à bout :

    • Appui minimal du profil acier : 50 mm

    • Appui minimal de la section en béton : 100 mm

Pour les autres matériaux de support (bois ou maçonnerie) :

    • Appui minimal du profil acier : 70 mm

    • Appui minimal de la section en béton : 100 à 140 mm, selon la configuration de l’appui.

Ces valeurs permettent de garantir la stabilité du coffrage pendant la phase de construction ainsi que la bonne transmission des charges.

En présence de rives périphériques ou de joints d’étanchéité, il convient de vérifier que la longueur d’appui effective respecte les dimensions minimales requises.

Comportement pendant la phase de coffrage et en phase mixte

Pendant la phase de coffrage, le profil acier joue le rôle de coffrage perdu provisoire. L’appui doit permettre sa fixation mécanique et empêcher tout déplacement accidentel lors du coulage du béton.

En phase mixte, une fois le béton durci, les réactions verticales sont transmises à la structure porteuse par l’intermédiaire des appuis. La collaboration structurelle entre la poutre et la dalle n’est effective que lorsque des connecteurs de cisaillement appropriés ont été mis en place.

Fixations des appuis

Pendant le montage, les profils acier doivent être fixés sur tous les appuis afin d’éviter tout déplacement ou soulèvement avant et pendant le coulage du béton.

Le type de fixation dépend de la structure porteuse :

  • Vis autoperceuses sur poutres métalliques.

  • Systèmes de fixation directe sur supports en acier ou en béton.

  • Vis adaptées pour les supports en bois.

Ces fixations ne participent pas à la résistance structurale en phase mixte, mais elles sont indispensables pendant la phase d’exécution.

Recommandations

  • Toujours vérifier les longueurs minimales d’appui conformément à la NF EN 1994-1-1 (Eurocode 4).

  • Assurer la fixation mécanique sur tous les appuis pendant la phase de coffrage.

  • Éviter les appuis présentant une largeur insuffisante ou une géométrie irrégulière.

  • Contrôler l’alignement des profils et des fermetures de rive avant le coulage du béton.

Conclusion

Une conception et une réalisation correctes des appuis du plancher collaborant garantissent la stabilité pendant le montage ainsi qu’une transmission efficace des charges en phase d’exploitation. Le respect des longueurs minimales d’appui et des exigences des normes en vigueur est indispensable pour assurer les performances structurelles du système.

Manuel technique d’Incoperfil

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