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20.Plancher collaborant intégré dans une structure métallique

Le plancher collaborant intégré permet d’intégrer partiellement ou totalement la dalle mixte dans la hauteur des poutres, en réduisant l’épaisseur structurelle totale et en augmentant la hauteur libre entre les niveaux, à condition que la solution soit dimensionnée conformément au schéma de résistance prévu.

Le plancher collaborant intégré dans une structure métallique consiste à disposer la dalle mixte à l’intérieur de la hauteur des poutres métalliques, de manière à ce qu’une partie de l’épaisseur du plancher soit intégrée à la structure porteuse. Cette solution permet d’optimiser la hauteur libre utile du bâtiment, tout en maintenant les performances structurelles du système.

Pendant la phase de coffrage, la tôle collaborante agit comme un élément résistant, supportant le poids du béton frais ainsi que les charges d’exécution. Une fois le béton durci, l’ensemble acier-béton fonctionne comme une dalle mixte conformément au modèle de calcul défini dans le projet.

Types de planchers collaborants intégrés

Il existe deux configurations principales :

1. Plancher partiellement intégré

Dans cette configuration, la couche de compression et les armatures de moments négatifs restent continues au-dessus des poutres. En phase mixte, un comportement continu du plancher peut être pris en compte, ce qui améliore la rigidité globale et réduit les déformations.

2. Plancher totalement intégré

La couche de compression est interrompue par les poutres métalliques, le plancher se comportant comme une dalle simplement appuyée en phase mixte. Cette solution maximise la hauteur libre, bien qu’elle présente un comportement structurel moins efficace que la solution partiellement intégrée.

Dans les deux cas, pendant la phase de coffrage, la tôle est interrompue au droit des poutres. Le calepinage habituel correspond donc à des tôles couvrant une seule travée.

Critères de mise en œuvre

Afin de garantir le bon comportement structurel et la faisabilité constructive, les aspects suivants doivent être pris en compte :

1. Épaisseur de la couche de compression

Dans les solutions partiellement intégrées, il convient de garantir une épaisseur suffisante afin de :

  • garantir la continuité des armatures de moments négatifs ;
  • respecter l’enrobage minimal exigé par la réglementation.

L’épaisseur nécessaire dépendra du type de treillis soudé et du diamètre des armatures mises en place.

2. Espace libre pour le montage

Un espace libre suffisant doit être prévu pour permettre la mise en place et la fixation des tôles entre les poutres, y compris l’accès des outils. Il est généralement recommandé de prévoir une marge verticale minimale afin de faciliter l’installation sans interférences.

3. Appui minimal selon la réglementation

Conformément à la norme UNE-EN 1994-1-1 (article 9.2.3), il convient de garantir l’appui minimal de la tôle et de la section de béton. Cet aspect est particulièrement important dans les planchers intégrés, car la longueur de la tôle est conditionnée par l’espace disponible pour son introduction entre les profilés.

Si l’appui s’avère insuffisant, des éléments auxiliaires (plats ou cornières raidis) peuvent être utilisés afin de garantir la longueur d’appui requise.

4. Complexité et montage

La mise en œuvre de planchers intégrés exige une planification précise, car la mise en place des tôles entre les poutres augmente la complexité du montage par rapport à une solution conventionnelle avec appui sur la partie supérieure des poutres.

Profilés collaborants compatibles

Les profilés INCO 70.4 Collaborant, INCO 100.3 Collaborant et INCO 100.3 R Collaborant permettent de s’adapter à différentes configurations de portée, d’épaisseur et d’exigences en matière de résistance au feu dans les solutions intégrées, toujours sous réserve d’une vérification structurelle conformément à la réglementation en vigueur.

Tous les modèles sont fabriqués en acier galvanisé ou en zinc-magnésium conformément à la norme UNE-EN 1090-4 et disposent du marquage CE.

Conclusion

Le plancher collaborant intégré dans une structure métallique constitue une solution efficace pour optimiser la hauteur libre entre les niveaux. Sa définition correcte nécessite de coordonner le modèle structurel, les appuis et l’exécution sur chantier, en garantissant à la fois la stabilité pendant la phase de coffrage et le comportement résistant pendant la phase mixte.

Manuel technique d’Incoperfil

Pour la définition complète du système, les critères de conception, les bases de calcul, les tableaux de résistance, les détails constructifs et les procédures de mise en œuvre, consultez le Manuel technique du plancher collaborant d’Incoperfil, disponible après inscription dans la rubrique Documentation du site web.


Dernière mise à jour : septembre 2026

© Incoperfil. Tous droits réservés.
Le contenu technique de cet article fait partie du Manuel technique du plancher collaborant et de la documentation enregistrée par Incoperfil auprès de ColorIURIS (Acte n° 1-INCOPERFIL-12.2025).

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Guía técnica

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20.Plancher collaborant intégré dans une structure métallique

Le plancher collaborant intégré permet d’intégrer partiellement ou totalement la dalle mixte dans la hauteur des poutres, en réduisant l’épaisseur structurelle totale et en augmentant la hauteur libre entre les niveaux, à condition que la solution soit dimensionnée conformément au schéma de résistance prévu.

Le plancher collaborant intégré dans une structure métallique consiste à disposer la dalle mixte à l’intérieur de la hauteur des poutres métalliques, de manière à ce qu’une partie de l’épaisseur du plancher soit intégrée à la structure porteuse. Cette solution permet d’optimiser la hauteur libre utile du bâtiment, tout en maintenant les performances structurelles du système.

Pendant la phase de coffrage, la tôle collaborante agit comme un élément résistant, supportant le poids du béton frais ainsi que les charges d’exécution. Une fois le béton durci, l’ensemble acier-béton fonctionne comme une dalle mixte conformément au modèle de calcul défini dans le projet.

Types de planchers collaborants intégrés

Il existe deux configurations principales :

1. Plancher partiellement intégré

Dans cette configuration, la couche de compression et les armatures de moments négatifs restent continues au-dessus des poutres. En phase mixte, un comportement continu du plancher peut être pris en compte, ce qui améliore la rigidité globale et réduit les déformations.

2. Plancher totalement intégré

La couche de compression est interrompue par les poutres métalliques, le plancher se comportant comme une dalle simplement appuyée en phase mixte. Cette solution maximise la hauteur libre, bien qu’elle présente un comportement structurel moins efficace que la solution partiellement intégrée.

Dans les deux cas, pendant la phase de coffrage, la tôle est interrompue au droit des poutres. Le calepinage habituel correspond donc à des tôles couvrant une seule travée.

Critères de mise en œuvre

Afin de garantir le bon comportement structurel et la faisabilité constructive, les aspects suivants doivent être pris en compte :

1. Épaisseur de la couche de compression

Dans les solutions partiellement intégrées, il convient de garantir une épaisseur suffisante afin de :

  • garantir la continuité des armatures de moments négatifs ;
  • respecter l’enrobage minimal exigé par la réglementation.

L’épaisseur nécessaire dépendra du type de treillis soudé et du diamètre des armatures mises en place.

2. Espace libre pour le montage

Un espace libre suffisant doit être prévu pour permettre la mise en place et la fixation des tôles entre les poutres, y compris l’accès des outils. Il est généralement recommandé de prévoir une marge verticale minimale afin de faciliter l’installation sans interférences.

3. Appui minimal selon la réglementation

Conformément à la norme UNE-EN 1994-1-1 (article 9.2.3), il convient de garantir l’appui minimal de la tôle et de la section de béton. Cet aspect est particulièrement important dans les planchers intégrés, car la longueur de la tôle est conditionnée par l’espace disponible pour son introduction entre les profilés.

Si l’appui s’avère insuffisant, des éléments auxiliaires (plats ou cornières raidis) peuvent être utilisés afin de garantir la longueur d’appui requise.

4. Complexité et montage

La mise en œuvre de planchers intégrés exige une planification précise, car la mise en place des tôles entre les poutres augmente la complexité du montage par rapport à une solution conventionnelle avec appui sur la partie supérieure des poutres.

Profilés collaborants compatibles

Les profilés INCO 70.4 Collaborant, INCO 100.3 Collaborant et INCO 100.3 R Collaborant permettent de s’adapter à différentes configurations de portée, d’épaisseur et d’exigences en matière de résistance au feu dans les solutions intégrées, toujours sous réserve d’une vérification structurelle conformément à la réglementation en vigueur.

Tous les modèles sont fabriqués en acier galvanisé ou en zinc-magnésium conformément à la norme UNE-EN 1090-4 et disposent du marquage CE.

Conclusion

Le plancher collaborant intégré dans une structure métallique constitue une solution efficace pour optimiser la hauteur libre entre les niveaux. Sa définition correcte nécessite de coordonner le modèle structurel, les appuis et l’exécution sur chantier, en garantissant à la fois la stabilité pendant la phase de coffrage et le comportement résistant pendant la phase mixte.

Manuel technique d’Incoperfil

Pour la définition complète du système, les critères de conception, les bases de calcul, les tableaux de résistance, les détails constructifs et les procédures de mise en œuvre, consultez le Manuel technique du plancher collaborant d’Incoperfil, disponible après inscription dans la rubrique Documentation du site web.


Dernière mise à jour : septembre 2026

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