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23. Grandes portées sans étaiement avec INCO 100.3

Exemple technique de dimensionnement avec INCO 100.3 Collaborant et REI 90 pour de grandes portées sans étaiement. L’analyse compare deux découpages de tôle en phase de coffrage et montre comment la continuité permet d’augmenter la portée maximale atteignable de 4,10 à 4,60 m.

L’objectif de cet exemple est d’analyser l’influence du schéma statique de la tôle pendant la phase de coffrage. Deux découpages — 1+1+1+1 et 2+2 — sont comparés, en maintenant constants le profil INCO 100.3 Collaborant de 1,20 mm, les charges, l’épaisseur totale du plancher et l’exigence REI 90. Cela permet d’évaluer directement l’effet de la continuité de la tôle sur la portée atteignable sans étaiement.

Hypothèses de départ

Les conditions initiales suivantes sont retenues :

Géométrie et schéma

  • Profil : INCO 100.3 Collaborant
  • Épaisseur de tôle : 1,20 mm
  • Travées en phase mixte : 4 travées égales
  • Exécution : plancher collaborant sans étaiement
  • Résistance au feu requise : REI 90
  • Appuis métalliques : 100 mm de largeur

Matériaux

  • Acier de base : S320GD (tableaux de résistance disponibles en acier S280GD)
  • Béton structurel : HA-25

Actions

  • Charges permanentes supplémentaires : 2,0 kN/m²
  • Surcharge d’exploitation : 3,0 kN/m²
  • Poids propre du plancher : pris en compte automatiquement dans le logiciel de calcul

Critères de vérification

  • Phase de coffrage : L/180 et limite absolue de 20 mm, y compris l’effet de retenue de l’eau (« embalsamiento »)
  • Phase mixte : L/700 + 5 mm (portées > 3,50 m)
  • Vérification conformément aux Eurocodes 3 et 4, et de la résistance au feu conformément à la UNE-EN 1994-1-2.

Solution structurelle adoptée après vérification

En appliquant les critères précédents et en vérifiant la phase de coffrage, la phase mixte et la résistance au feu REI 90, on obtient la configuration de référence suivante :

  • Épaisseur totale de la dalle (H) : 170 mm
  • Dalle de compression (h) : 70 mm
  • Treillis supérieur (anti-fissuration et armatures négatives) : 15×15×8
  • Armature inférieure de résistance au feu : Ø10 mm dans toutes les nervures, disposée à 65 mm du bord inférieur

La configuration précédente constitue la base commune des deux variantes analysées. La portée maximale atteignable sans étaiement dépendra du schéma statique adopté pour la tôle pendant la phase de coffrage.

Variable analysée : découpage de la tôle en phase de coffrage

Deux configurations sont étudiées avec des charges, un profil, une épaisseur totale et une résistance au feu identiques. La variable analysée est le schéma statique de la tôle pendant le coulage du béton.

Option A — Découpage 1+1+1+1 (tôle simplement appuyée)

Chaque travée est réalisée avec une tôle indépendante, travaillant comme un élément simplement appuyé pendant la phase de coffrage.

Portée maximale sans étaiement : 4,10 m

Dans cette configuration :

  • Le moment positif maximal se produit au milieu de la travée.
  • La flèche en phase d’exécution gouverne le dimensionnement.
  • La sensibilité à l’effet de retenue de l’eau est plus importante.

Option B — Découpage 2+2 (tôle continue sur deux travées)

Chaque tôle couvre deux travées consécutives, créant une continuité structurelle pendant la phase de coffrage.

Portée maximale sans étaiement : 4,60 m

La redistribution des efforts réduit le moment positif au milieu de la travée et génère un moment négatif au-dessus de l’appui intermédiaire, diminuant ainsi la flèche maximale. Cette redistribution améliore le comportement de la tôle pendant la phase de coffrage et permet d’atteindre des portées plus importantes sans étaiement.

Interprétation structurelle

L’augmentation de 4,10 m à 4,60 m, soit environ 12 %, n’est pas due à une augmentation de la quantité de matériau ni à une plus grande quantité d’armatures, mais exclusivement au changement de schéma statique pendant la phase de coffrage.

Dans un schéma simplement appuyé :

  • Moment positif maximal au milieu de la travée.
  • Flèche importante.
  • Sensibilité accrue à l’effet de retenue de l’eau.

Dans un schéma continu :

  • Le moment positif diminue.
  • Un moment négatif est généré au niveau de l’appui.
  • La flèche maximale est réduite.
  • Le comportement pendant la phase de coffrage est amélioré sans nécessiter de supports provisoires.

La phase mixte, dans les deux cas, fonctionne comme une dalle continue à quatre travées. La différence se situe uniquement au niveau de la phase d’exécution.

Conclusion

Pour les grandes portées sans étaiement avec le profil INCO 100.3 Collaborant, la continuité de la tôle pendant la phase de coffrage est déterminante.

  • Découpage simplement appuyé (1+1+1+1) : portée maximale d’environ 4,10 m.
  • Découpage continu (2+2) : portée maximale d’environ 4,60 m.

Ce cas confirme que, dans les planchers collaborants sans étaiement, la continuité de la tôle pendant la phase de coffrage constitue une variable structurelle déterminante, ayant un impact direct sur la portée atteignable et sur les conditions d’exécution. Ce type d’analyse comparative constitue un outil d’optimisation structurelle lors de la phase de conception, permettant d’adapter le dimensionnement aux conditions réelles d’exécution et de minimiser les surdimensionnements.

Rapport de calcul du plancher collaborant

L’exemple précédent est donné à titre indicatif et répond à des hypothèses précises de charge, de portée, de résistance au feu et de schéma statique.

Le dimensionnement définitif d’un plancher collaborant sans étaiement doit être formalisé au moyen d’un rapport de calcul spécifique, dans lequel les éléments suivants doivent être vérifiés et documentés :

  • États limites ultimes (flexion et cisaillement).
  • États limites de service pendant la phase de coffrage et la phase mixte.
  • Résistance au feu conformément à la UNE-EN 1994-1-2.
  • Conditions d’exécution et schéma statique adopté.

Le Département Technique d’Incoperfil établit des rapports justificatifs adaptés aux conditions réelles de chaque projet, conformément aux Eurocodes 3 et 4. La demande de rapport peut être effectuée via le formulaire technique disponible sur le site internet, en fournissant les portées, les charges et les exigences de résistance au feu.

Demandez le rapport de calcul du plancher collaborant via le lien suivant : Rapport de calcul du plancher collaborant

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Manuel technique d’Incoperfil

Pour la définition complète du système, les critères de conception, les bases de calcul, les tableaux de résistance, les détails constructifs et les procédures de mise en œuvre, consultez le Manuel Technique du Plancher Collaborant d’Incoperfil, disponible après inscription dans la rubrique Documentation du site internet.


Dernière mise à jour : septembre 2026

© Incoperfil. Tous droits réservés.

Le contenu technique de cet article fait partie du Manuel Technique du Plancher Collaborant et de la documentation enregistrée par Incoperfil auprès de ColorIURIS (Acte n° 1-INCOPERFIL-12.2025).

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Guía técnica

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23. Grandes portées sans étaiement avec INCO 100.3

Exemple technique de dimensionnement avec INCO 100.3 Collaborant et REI 90 pour de grandes portées sans étaiement. L’analyse compare deux découpages de tôle en phase de coffrage et montre comment la continuité permet d’augmenter la portée maximale atteignable de 4,10 à 4,60 m.

L’objectif de cet exemple est d’analyser l’influence du schéma statique de la tôle pendant la phase de coffrage. Deux découpages — 1+1+1+1 et 2+2 — sont comparés, en maintenant constants le profil INCO 100.3 Collaborant de 1,20 mm, les charges, l’épaisseur totale du plancher et l’exigence REI 90. Cela permet d’évaluer directement l’effet de la continuité de la tôle sur la portée atteignable sans étaiement.

Hypothèses de départ

Les conditions initiales suivantes sont retenues :

Géométrie et schéma

  • Profil : INCO 100.3 Collaborant
  • Épaisseur de tôle : 1,20 mm
  • Travées en phase mixte : 4 travées égales
  • Exécution : plancher collaborant sans étaiement
  • Résistance au feu requise : REI 90
  • Appuis métalliques : 100 mm de largeur

Matériaux

  • Acier de base : S320GD (tableaux de résistance disponibles en acier S280GD)
  • Béton structurel : HA-25

Actions

  • Charges permanentes supplémentaires : 2,0 kN/m²
  • Surcharge d’exploitation : 3,0 kN/m²
  • Poids propre du plancher : pris en compte automatiquement dans le logiciel de calcul

Critères de vérification

  • Phase de coffrage : L/180 et limite absolue de 20 mm, y compris l’effet de retenue de l’eau (« embalsamiento »)
  • Phase mixte : L/700 + 5 mm (portées > 3,50 m)
  • Vérification conformément aux Eurocodes 3 et 4, et de la résistance au feu conformément à la UNE-EN 1994-1-2.

Solution structurelle adoptée après vérification

En appliquant les critères précédents et en vérifiant la phase de coffrage, la phase mixte et la résistance au feu REI 90, on obtient la configuration de référence suivante :
  • Épaisseur totale de la dalle (H) : 170 mm
  • Dalle de compression (h) : 70 mm
  • Treillis supérieur (anti-fissuration et armatures négatives) : 15×15×8
  • Armature inférieure de résistance au feu : Ø10 mm dans toutes les nervures, disposée à 65 mm du bord inférieur
La configuration précédente constitue la base commune des deux variantes analysées. La portée maximale atteignable sans étaiement dépendra du schéma statique adopté pour la tôle pendant la phase de coffrage.

Variable analysée : découpage de la tôle en phase de coffrage

Deux configurations sont étudiées avec des charges, un profil, une épaisseur totale et une résistance au feu identiques. La variable analysée est le schéma statique de la tôle pendant le coulage du béton.

Option A — Découpage 1+1+1+1 (tôle simplement appuyée)

Chaque travée est réalisée avec une tôle indépendante, travaillant comme un élément simplement appuyé pendant la phase de coffrage.
Portée maximale sans étaiement : 4,10 m
Dans cette configuration :
  • Le moment positif maximal se produit au milieu de la travée.
  • La flèche en phase d’exécution gouverne le dimensionnement.
  • La sensibilité à l’effet de retenue de l’eau est plus importante.

Option B — Découpage 2+2 (tôle continue sur deux travées)

Chaque tôle couvre deux travées consécutives, créant une continuité structurelle pendant la phase de coffrage.
Portée maximale sans étaiement : 4,60 m
La redistribution des efforts réduit le moment positif au milieu de la travée et génère un moment négatif au-dessus de l’appui intermédiaire, diminuant ainsi la flèche maximale. Cette redistribution améliore le comportement de la tôle pendant la phase de coffrage et permet d’atteindre des portées plus importantes sans étaiement.

Interprétation structurelle

L’augmentation de 4,10 m à 4,60 m, soit environ 12 %, n’est pas due à une augmentation de la quantité de matériau ni à une plus grande quantité d’armatures, mais exclusivement au changement de schéma statique pendant la phase de coffrage.Dans un schéma simplement appuyé :
  • Moment positif maximal au milieu de la travée.
  • Flèche importante.
  • Sensibilité accrue à l’effet de retenue de l’eau.
Dans un schéma continu :
  • Le moment positif diminue.
  • Un moment négatif est généré au niveau de l’appui.
  • La flèche maximale est réduite.
  • Le comportement pendant la phase de coffrage est amélioré sans nécessiter de supports provisoires.
La phase mixte, dans les deux cas, fonctionne comme une dalle continue à quatre travées. La différence se situe uniquement au niveau de la phase d’exécution.

Conclusion

Pour les grandes portées sans étaiement avec le profil INCO 100.3 Collaborant, la continuité de la tôle pendant la phase de coffrage est déterminante.
  • Découpage simplement appuyé (1+1+1+1) : portée maximale d’environ 4,10 m.
  • Découpage continu (2+2) : portée maximale d’environ 4,60 m.
Ce cas confirme que, dans les planchers collaborants sans étaiement, la continuité de la tôle pendant la phase de coffrage constitue une variable structurelle déterminante, ayant un impact direct sur la portée atteignable et sur les conditions d’exécution. Ce type d’analyse comparative constitue un outil d’optimisation structurelle lors de la phase de conception, permettant d’adapter le dimensionnement aux conditions réelles d’exécution et de minimiser les surdimensionnements.

Rapport de calcul du plancher collaborant

L’exemple précédent est donné à titre indicatif et répond à des hypothèses précises de charge, de portée, de résistance au feu et de schéma statique.Le dimensionnement définitif d’un plancher collaborant sans étaiement doit être formalisé au moyen d’un rapport de calcul spécifique, dans lequel les éléments suivants doivent être vérifiés et documentés :
  • États limites ultimes (flexion et cisaillement).
  • États limites de service pendant la phase de coffrage et la phase mixte.
  • Résistance au feu conformément à la UNE-EN 1994-1-2.
  • Conditions d’exécution et schéma statique adopté.
Le Département Technique d’Incoperfil établit des rapports justificatifs adaptés aux conditions réelles de chaque projet, conformément aux Eurocodes 3 et 4. La demande de rapport peut être effectuée via le formulaire technique disponible sur le site internet, en fournissant les portées, les charges et les exigences de résistance au feu.Demandez le rapport de calcul du plancher collaborant via le lien suivant : Rapport de calcul du plancher collaborant

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Pour la définition complète du système, les critères de conception, les bases de calcul, les tableaux de résistance, les détails constructifs et les procédures de mise en œuvre, consultez le Manuel Technique du Plancher Collaborant d’Incoperfil, disponible après inscription dans la rubrique Documentation du site internet.
Dernière mise à jour : septembre 2026

© Incoperfil. Tous droits réservés.

Le contenu technique de cet article fait partie du Manuel Technique du Plancher Collaborant et de la documentation enregistrée par Incoperfil auprès de ColorIURIS (Acte n° 1-INCOPERFIL-12.2025).